A la lecture de tous ces chiffres, je retiens
plusieurs choses :
1 - L’exploitation des
documents comptables, n’est pas très compliquée. Elle n’est pas non plus très aisée. Elle nécessite un certain investissement. Il, est compréhensible que les conseillers n’entrent pas dans le
détail. De surcroît, ils ne disposent que d’une partie des éléments, peu de temps avant la réunion consacrée à l’approbation du C.A. et au vote du budget.
Ces votes sont de ce fait, des formalités, et sont effectués « à l’unanimité ». Cette
situation, n’est pas l’apanage de Belbèse.
Une circonstance « atténuante » pour ce vote un peu « les yeux fermés »
du budget, est liée au fait que, conformément à la loi, un budget est toujours équilibré. (Cf article du 29 septembre 09 – « Fonctionnement Commentaires »).
2 - Je n’ai traité
ci-avant que du « fonctionnement », dans lequel, il n’y a pas beaucoup de variables d’ajustement
En produit :
* Les
dotations sont fixées par l’état,
* La
péréquation Goldfech, par le département,
*
…
En charges, eau, électricité,
secrétariat, etc..
Sont
peu compressibles, … quoique.. ?
3 - En matière de dépenses de
personnel communal, certains élus utilisent comme repère le fait que les charges de personnel devraient être voisines des produits tirés des impôts communaux : Ceci équivaudrait à dire que
les citoyens paieraient le service qui leur est rendu localement. L’état, pourvoierait au reste…A Belbèse, les charges de personnel ‘nettes’, sont en 2009, de l’ordre de 15.000 €, comme les
impôts locaux. Ce critère est donc vérifié. A voir en 2009.
4 - Nous n’avons pas
parlé d’investissement. Dans ce domaine, nous ne pouvons pas dégager des tendances, comme en fonctionnement. En effet, les décisions, engagements, réalisations de dépenses sont dispersés dans le
temps. Il en est de même des facturations, subventions et rentrées de TVA…
A Belbèse, au gré des ventes de bâtiments et terrains, la commune dispose encore aujourd’hui, (à fin 2008)
,d’une épargne d’environ 183.500 €. Ces sommes ne peuvent être utilisées qu’à de l’investissement.
De nombreux investissements ont déjà été réalisés. D’autres sont au programme. Là comme ailleurs, chacun voit
midi à sa porte. Et chacun peut avoir un avis sur la pertinence d’investir dans l’éclairage du terrain de pétanque, l’installation de jeux pour enfants, l’agrandissement du cimetière,
etc…
5 - On peut ajouter que
l’avènement en 2001 d’une nouvelle municipalité, plus jeune d’une génération, a changé la vision de la conduite des affaires publiques. Auparavant, on aurait pu qualifier les gestionnaires de
‘fourmis’ ; maintenant on pourrait parler de ‘cigales’… Cette constatation n’est ni péjorative, ni réservée à Belbèse. La situation correspond au changement de mentalité de la société toute
entière : Nos enfants veulent « beaucoup, rapidement » et nos petits enfants veulent « tout, immédiatement ».
6 - Cette analyse nous
permet d’élever le débat, à partir d’éléments objectifs. En cette période, nous avons les oreilles rebattues de déficit budgétaire, de déficit ‘public’, réduction des dépenses de l’état,
etc…
Nous découvrons que les états « vivent au-dessus de leurs moyens ». Ceci correspond à la mentalité contemporaine du « tout – tout de suite » évoquée précédemment. Chaque
citoyen, ou corporation de citoyens, exige sans cesse plus de revenu, plus d’avantages, plus d’indemnités, plus de service,… et moins d’impôts.
Les élus cèdent souvent à la pression,
pour ne pas gâter les prochaines échéances électorales. Et pour trouver la ressource, ils ont recours à l’emprunt. C’est la « cavalerie ».
Ce comportement se retrouve au niveau des
collectivités territoriales : Chaque niveau demande à ceux du dessus plus de subventions, de dotations, d’attributions, en arguant de « transferts de compétences ». Et chaque
niveau répond à ces sollicitations, en augmentant le plus souvent les impôts locaux, et en empruntant, pour ainsi fidéliser son électorat.
Pour illustrer cette tendance, je vous propose
deux diagrammes :
Le palmarès des régions publié récemment par la Voix du Nord.
On y voit que la région où l’augmentation est la
plus forte est justement celle qui a défrayé la chronique lors des dernières élections régionales, par les démélés entre son président, et son parti ?!...
A quoi servent nos impôts publié par le Ministère du budget, (etc…) en même temps que les
déclarations de revenu 2009.
Ce camenbert montre que la plus grosse dépense
de l’état est constituée des « Dotations aux collectivités territoriales ». Près de 21% du total. A l’heure où, l’on parle de réduire les dépenses de l’état, ne serait-il pas judicieux
de commencer par explorer ce gisement ?
A méditer…
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